4ème édition du programme « End it now » en Cote d’Ivoire
Plus de 300 personnes réunies à Abidjan pour dire non aux abus faits aux femmes et aux enfants.
Du jeudi 03 au samedi 05 décembre 2015, le Département des Ministères de la femme de la Fédération des Adventistes du Septième Jour en Côte d’Ivoire a célébré à Abidjan dans la commune de Cocody, sa quatrième édition de l’évènement « End it now ».
Le programme a été marqué par des allocutions, des dons à la population, des dépistages gratuits du diabète et de l’hypertension, des conférences, un culte et un défilé.
Le jeudi 03 décembre, malgré la forte pluie qui s’est abattue sur la ville d’Abidjan, les femmes Adventistes ont tenu à se réunir au quartier deux plateaux pour débuter le programme de lutte contre les abus exercés sur les femmes et les enfants.
Cette première journée fut marquée par les allocutions qui ont toutes indiqué qu’un tiers des femmes sont battues dans le monde. La distribution de dons à la population a mis fin au programme de la matinée. Une conférence sur l’hypertension artérielle s’est tenue le soir.
La deuxième journée fut consacrée au dépistage du diabète et de l’hypertension artérielle et à une conférence sur le diabète. Le programme du Sabbat matin a été conduit par les femmes. L’école du Sabbat, un sketch, le culte. Une femme a prêché le sermon. Dans son message intitulé «l’amour dans le foyer bannit la violence», Madame Chantal Gonkanou, a décrit le foyer idéal avant de s’attarder sur la violence verbale. «Le foyer devrait être le lieu de joie pour tous : du sourire d’une mère et de l’assurance d’un mari ; un abri contre les éléments extérieurs, les menaces, un lieu de refuge contre le monde mauvais, les intempéries, le lieu du bonheur, des affections et des soins », a-t-elle soutenu. Malheureusement ce havre de paix est truffé de toutes sortes de violences à cause de l'orgueil de l'humanité.
Madame Gonkanou a énuméré quatre catégories de violence verbale qu’elle a qualifiée de très subtile. Cette violence est d’abord marquée par l’élévation de la voix, des propos dévalorisants qui créent l’insécurité, le mépris et l’humiliation chez la victime. La violence verbale est aussi instrumentale. Ici, l’agresseur a un plan bien préparé ; il pose des actes que victime n’aime pas en vue de la faire craquer. La violence verbale est encore qualifiée de violence de frustration.Dans ce cas, le partenaire encaisse des coups sans réagir, jusqu’au jour où une petite histoire le fait exploser et il ou elle déverse tout. L’autre partenaire est alors surpris. Madame Gonkanou conseille de ne pas justifier l’acte, mais d’écouter la personne frustrée et se vider. La violence verbale est quelque fois fondée sur des préjugés. L’agresseur utilise des préjugés pour agresser l’autre. «Je suis d’une famille noble, alors que toi, tu es d’une famille paysanne ; tu n’as pas de diplôme, je suis donc supérieur à toi…».
La violence verbale est enfin psychopathologique. Ici le tortionnaire est malade ou est sous l’effet d’excitants.
Madame Gonkanou a lancé un appel à tous pour s’impliquer dans la lutte contre la violence en s’appuyant sur le Créateur.
L’après-midi du sabbat fut consacré au défilé. Plus de 250 femmes ont marché sur plus de 1,5 km, brandissant banderole et pancartes, chantant et dansant pour attirer l’attention des gens et leur dire "non à la violence faite aux femmes et aux enfants".